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La Charte de la Mère :
extraits
A travers la famille, l’influence de la mère est prépondérante au
sein de la société.
L’organisation de la vie familiale et sociale doit s’articuler
autour de l’égalité fondamentale de l’homme et de la femme tout en
tenant compte de leur complémentarité.
La femme doit être libre de choisir son état de vie, son orientation
professionnelle ou tout autre forme d’activité.
Les pouvoirs publics doivent reconnaître et non remplacer l’action
éducative de la famille au travers de décisions législatives et de
soutiens financiers.
Il faut promouvoir dans l’opinion publique, dans les lois et les
institutions, la reconnaissance du rôle irremplaçable de la mère.
Paris, 1947
Charte complète
La mère est le premier artisan de l’histoire humaine.
Elle influence fondamentalement la vie familiale, économique,
sociale et civique.
Responsable avec le père de la procréation, la mère exerce avec lui,
au sein de la famille, l’action éducatrice décisive. L’influence de
la mère sur la famille rayonne dans la Cité, la vie nationale et
internationale. Ses dons particuliers de femme sont un apport
constitutif sur le plan culturel, économique, social et civique.
Elle fonde ainsi les valeurs morales et spirituelles de toutes
civilisation.
Ces réalités inscrites dans la vérité profonde de l’être humain,
définissent la mission de la mère dans la famille, comme la mission
irremplaçable de la famille dans la société.
Dans cette vue fondamentale, les normes de l’action du M.M.M. sont
les suivantes :
Égale à l’homme comme personne, la femme doit être libre de
choisir son état de vie et de décider de son mariage. Elle doit
avoir la possibilité de s’y épanouir intégralement dans le respect
absolu de sa personnalité, dans la vie conjugale et la maternité.
L’organisation de la vie familiale et sociale, comme toute
éducation y préparant, doivent tenir compte, à la fois de cette égalité essentielle de l’homme et de la femme et des différences
spécifiques correspondant à leurs vocations complémentaires.
L’union des époux, dans leur mariage et la fécondité de
leur vie conjugale, relève de leur conscience, sans pouvoir être ni
imposée ni empêchée par des législations, des institutions
politiques ou des raisons économique.
La mère trouve dans la famille légitime et stable et par
elle, le milieu le plus susceptible d’assurer son bonheur personnel,
celui de son mari et de ses enfants. C’est aussi la mère qui sauvegarde le patrimoine culturel de sa famille dans l’esprit d’une
fraternelle solidarité entre les peuples.
C’est normalement dans la famille et d’abord par leur mère
que les enfants reçoivent l’éducation de la liberté et font
l’apprentissage des responsabilités en vue de leur vie personnelle,
leur propre famille et la société. Les organismes privés ou publics
doivent prolonger, compléter et non remplacer l’éducation donnée par
la famille.
C’est en fonction de ses engagements à l’égard de son époux
et de ses enfants que la mère doit pouvoir choisir librement toute
forme d’activité, professionnelle ou autre, mais en dehors de la
contrainte des conditions économiques et sociales.
En conséquence, il est indispensable de promouvoir dans les divers
pays la reconnaissance effective par l’opinion publique, dans les
lois et les institutions, de la mission de la mère dans le monde.
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