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Protection des Petites Filles

A l’UNESCO, le MMM a participé à l’élaboration d’un manifeste complétant la Convention des droits de l’Enfant concernant particulièrement la situation des Petites Filles. Notre mouvement a insisté pour que les parents, premiers éducateurs, soient associés à la réflexion et l’accompagnement des Petites Filles.

Cette déclaration a été remise aux Etats participants au Sommet de l’Enfant à New York.
Le groupe de travail " Petite Fille ", constitué par des OING travaillant avec l’Unesco, souhaite attirer l’attention des Etats membres des Nations Unies et de l’ensemble des OING, sur les atteintes aux Droits de la Petite Fille à savoir :
- Le droit à la survie
- Au développement physique et intellectuel (elles sont encore l’objet d’avortements et d’infanticides sélectifs)
- Le droit à la santé et aux soins gynécologiques spécialisés
- A une alimentation équilibrée.
- Le droit à une enfance et aux jeux de l’enfance.
- Le droit à une protection particulière contre les sévices et la violence au sein de la famille, et surtout contre l’inceste 
La petite fille, à l’instar des garçons, a droit à un enseignement primaire, secondaire et à recevoir un enseignement technique et professionnel.

Il est bon que la fillette ait le droit d’être protégée contre le travail domestique forcé, non rémunéré, contre l’exploitation sexuelle et la prostitution.
La traite des fillettes doit être considérée et sanctionnée comme un crime.
Filles et garçons, doivent apprendre à se considérer comme des égaux et avoir les mêmes chances.
En aucun cas, la petite fille ne doit être mariée contre son gré ou vendue comme esclave ou épouse.

La Petite Fille a le droit d’être protégée contre les grossesses précoces, de recevoir une éducation sexuelle qui lui permette de maîtriser sa fécondité et de se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles.
La collaboration des parents, premiers éducateurs des enfants, est indispensable pour permettre une meilleure application de ces droits.
Des organismes d’écoute, spécialisés dans la connaissance de ces pratiques traditionnelles portant atteinte à la dignité et au libre épanouissement des futures femmes, devraient être mis en place dans tous les pays.

Ces dispositions doivent être inscrites dans les législations nationales et internationales de manière spécifique.