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25-27 mars 2004 - A Chisinau, République de Moldavie, a eu lieu un
atelier international soutenu par l ‘OTAN , sur la sécurité et les
conséquences sociales du trafic d’êtres humains. A ce sujet vont
être publiés un rapport ainsi qu’un livre. La situation dans
laquelle se trouve aujourd'hui la population Moldave est le fruit
d’une crise économique, politique et sociale difficilement
contrôlable.
C'est le pays le plus pauvre d’Europe : 80% de la population vit
avec un euro par jour. Tout le tissu social est atteint, et surtout
la famille : l’issue pour le peuple moldave est la fuite. Sur une
population de 4 millions, plus d’un million de jeunes ont quitté le
pays - Les femmes et les jeunes filles, du fait de leur statut
social inférieur sont particulièrement vulnérables. L’ampleur de la
tâche est telle que l’on ne sait pas s’il va être possible
d’inverser le processus.
Avec la soutien de l’OTAN, les spécialistes ont tenté de soulever
les véritables problèmes et de présenter une série de
recommandations :
•
Recensement régulier en Moldavie
•
Soutien juridique et protection des victimes rentrant en Moldavie
•
Programmes de réinsertion pour les hommes
• Implantation de représentations Moldaves dans les pays de
destination des victimes, et particulièrement dans l’UE.
•
Création d’un réseau de soutien aux victimes , dans la diaspora
•
Formation de la police, des douaniers et des services juridique de
migration
•
Programme d’éducation civique, particulièrement axé sur l’aide aux
familles concernant l’estime de soi et le respect de la femme
•
Le respect et l’application de Droits de l’Enfant
•
Reconsidérer de façon urgente le processus d’obtention du visa afin
de développer, de gérer et de contrôler l ‘émigration.
•
Attirer l’attention des parlementaires et les informer.
•
Mise en place d’une coordination entre donateurs, ONG et agences
gouvernementales.
Grâce
à l’implication active du gouvernement moldave, sur les 20
propositions faites par le MMM, 4 ont déjà été prises en compte
:
• Nécessité de l’action de prévention au niveau régional – Elle
se matérialise pour l’instant par la formation des gardes –
frontière /partenariat avec l’Ukraine.
• Création d’une Base de données pour mesurer l’émigration en
temps réel.
• Sensibilisation de la diaspora moldave pour une mobilisation
en faveur des victimes de la traite
• Nécessité d’une concertation plus active avec l’UE. Une
conférence internationale a eu lieu à cet effet.
Les publications concernant ces ateliers sont sous presse
actuellement. |
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